LES FOURRAGÈRES 

 

 

 – MINISTÈRE DE LA MARINE – 
 LISTE DES BÂTIMENTS ET DES UNITÉS AYANT REÇU LA FOURRAGÈRE 
 AU TITRE DE LA GUERRE 1914-1918
 

( Compilation non exhaustive )

Source :
Bibliothèque nationale de France

 

 

BÂTIMENT
auquel la fourragère a été attribuée

J.O. du 19 mai 1918 - Page 4425

 

 

MINISTÈRE DE LA MARINE

Bâtiment auquel la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre a été conférée,
avec l'énoncé des citations à l'ordre de l'armée obtenues par ce bâtiment.

CHALUTIER « ALBATROS II »

1° Les chalutiers ... et Albatros II, ont réussi, malgré la présence d'un sous-marin ennemi et dans des circonstances particulièrement difficiles, à conduire au port un vapeur torpillé, très gravement atteint, qui n'a été sauvé que par la ténacité, l'énergie et l'habileté manœuvrière des commandants et des équipages. — ( Ordre du vice-amiral, commandant en chef la 1re armée navale, du 13 octobre 1917. )

2° L'Albatros-II : sous le commandement du maître principal timonier Le Guilloux ( Mathurin ), Vannes 741, a donné un bel exemple de discipline et d'entrain au cours d'une action contre un sous-marin qui, pourchassé, grenadé, canonné, a été mis en fuite et probablement avarié. Ce sous-marin venant de torpiller deux bâtiments alliés dont l'un a pu être remorqué et ramené en lieu sûr. — ( Décision ministérielle du 16 mai 1918. )

 

 

 


 

 

 

FORMATION
à laquelle la fourragère a été attribuée

J.O. du 24 décembre 1918 - Page 11085

 

 

MINISTÈRE DE LA MARINE

Formation à laquelle la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre ( rouge et verte ) a été conférée,
avec l'énoncé des citations à l'ordre de l'armée obtenues par cette formation.

LES ESCADRILLES D'HYDRAVIONS DU CENTRE D'AVIATION MARITIME DE DUNKERQUE

1° Par leur esprit d'entreprise et d'audace, par leurs succès, par leur inébranlable résolution en face du danger, sous le commandement de leurs chefs successifs ( le capitaine de frégate de Laborde et le lieutenant de vaisseau Lorfèvre ) ont donné un superbe exemple à leurs camarades de l'aviation maritime. — ( Journal officiel des 30 mai 1917 et 16 décembre 1918. )

2° Opérant à proximité des bases ennemies, ont toujours montré, et particulièrement du 1er avril au 1er novembre 1918, sous la direction de l'enseigne de vaisseau Le Merdy ( Jacques ), une volonté tenace dans la recherche et l'attaque des sous-marins ennemis. — ( Citation du 4 février 1919. )

 

 

 


 

 

 

BÂTIMENT
auquel la fourragère a été attribuée

J.O. du 13 février 1919 - Page 1684

 

 

MINISTÈRE DE LA MARINE

Bâtiment auquel la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre a été conférée,
avec l'énoncé des citations à l'ordre de l'armée obtenues par ce bâtiment.

DRAGUEUR « ORIENT »

1° Depuis le début des hostilités, travaille sans relâche et par tous les temps, avec une endurance et un entrain remarquables au dragage des chenaux d'un grand port. A contribué plus que tout autre à annuler les efforts de l'ennemi contre le mouvement de ce port. — ( Citation du 2 août 1918. )

2° A détruit plus de 50 mines ennemies devant des ports particulièrement visés par l'ennemi en raison de leur importance pour la défense nationale. — ( Citation du 4 février 1919 )

 

 

 


 

 

 

BÂTIMENTS
auxquels la fourragère a été attribuée

J.O. du 19 février 1919 - Page 1859

 

 

MINISTÈRE DE LA MARINE

Bâtiments auxquels la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre a été conférée,
avec l'énoncé des citations à l'ordre de l'armée obtenues par ces bâtiments.

TORPILLEUR D'ESCADRE « COMMANDANT-BORY »

1° A participé brillamment à toutes les opérations effectuées en Adriatique depuis le début de la guerre. — ( Journal officiel du 7 novembre 1916. )

2° Compris dans la citation collective suivante : La division des flottilles de l'Adriatique ( composée du ... et du Commandant-Bory ), pendant plus de trois ans, dans le voisinage de l'ennemi, toujours en alerte, toujours-prête, a conservé jusqu'au dernier jour son ardeur et son esprit d'offensive malgré es pertes s'élevant au quart de son effectif de torpilleurs et à la moitié de son effectif de sous-marins. S'est particulièrement distinguée dans les opérations qui ont abouti au sauvetage de l'armée serbe en 1916. — ( Journal officiel du 4 janvier 1919. )

TORPILLEUR D'ESCADRE « CASQUE »

1° Pour son ardeur à attaquer et son acharnement à poursuivre l'ennemi dans la nuit du 22 au 23 décembre 1916. Décidé à se sacrifier pour fixer l'adversaire, s'est jeté sans hésitation, seul, malgré un feu violent, sur trois torpilleurs d'escadre ennemis. — ( Journal officiel du 24 janvier 1917. )

2° Compris dans la citation collective suivante : La Division des flottilles de l'Adriatique ( composée du ... et du Casque ), pendant plus de trois ans, dans le voisinage de l'ennemi, toujours en alerte, toujours prête, a conservé jusqu'au dernier jour son ardeur et son esprit d'offensive malgré des pertes s'élevant au quart de son effectif de torpilleurs et à la moitié de son effectif de sous-marins. S'est particulièrement distinguée dans les opérations qui ont abouti au sauvetage de l'armée serbe en 1916. — ( Journal officiel du 4 janvier 1919. )

TORPILLEUR D'ESCADRE « COMMANDANT-RIVIÈRE »

1° Présent dans l'Adriatique depuis août 1915, s'est distingué une fois de plus, dans la nuit du 22 au 23 décembre 1916, en courant vers la canonnade pour secourir son chef de groupe. Soumis à un feu violent, son équipage a fait preuve, dans ces circonstances, d'un beau calme et d'un grand sang-froid. — ( Journal officiel du 24 janvier 1917. )

2° Compris dans la citation collective suivante : La division des flottilles de l'Adriatique ( composée du ... et du Commandant-Rivière ), pendant plus de trois ans, dans le voisinage de l'ennemi, toujours en alerte, toujours-prête, a conservé jusqu'au dernier jour son ardeur et son esprit d'offensive malgré es pertes s'élevant au quart de son effectif de torpilleurs et à la moitié de son effectif de sous-marins. S'est particulièrement distinguée dans les opérations qui ont abouti au sauvetage de l'armée serbe en 1916. — ( Journal officiel du 4 janvier 1919. )

TORPILLEUR D'ESCADRE « BISSON »

1° A détruit le sous-marin autrichien U-3 en Adriatique, le 13 août 1915. — ( Journal officiel du 18 février 1919. )

2° Compris dans la citation collective suivante : La division des flottilles de l'Adriatique ( composée du ... et du Bisson ), pendant plus de trois ans, dans le voisinage de l'ennemi, toujours en alerte, toujours-prête, a conservé jusqu'au dernier jour son ardeur et son esprit d'offensive malgré es pertes s'élevant au quart de son effectif de torpilleurs et à la moitié de son effectif de sous-marins. S'est particulièrement distinguée dans les opérations qui ont abouti au sauvetage de l'armée serbe en 1916. — ( Journal officiel du 4 janvier 1919. )

TORPILLEUR D'ESCADRE « BOUCLIER »

1° S'est toujours distingué par sa manœuvre hardie et sa brillante tenue au feu, d'abord sous les ordres du lieutenant de vaisseau Bijot, tué à son banc de quart, le 20 mai 1917 ; puis sous les ordres du lieutenant de vaisseau Richard, en particulier le 8 décembre 1917, où, ayant subi des pertes et des avaries au cours de l'attaque d'un sous-marin, de nuit, il a continué la lutte contre l'ennemi, donnant ainsi un bel exemple d'énergie offensive. — ( Journal officiel du 5 février 1918. )

2° Compris dans la citation collective suivante : La division des flottilles de l'Adriatique ( composée du ... et du Bouclier ), pendant plus de trois ans, dans le voisinage de l'ennemi, toujours en alerte, toujours-prête, a conservé jusqu'au dernier jour son ardeur et son esprit d'offensive malgré es pertes s'élevant au quart de son effectif de torpilleurs et à la moitié de son effectif de sous-marins. S'est particulièrement distinguée dans les opérations qui ont abouti au sauvetage de l'armée serbe en 1916. — ( Journal officiel du 4 janvier 1919. )

TORPILLEUR D'ESCADRE « LANSQUENET »

1° Escorte d'un bâtiment au moment où il a été torpillé par un sous-marin, le Lansquenet, tout en assurant le sauvetage des passagers et de l'équipage, a attaqué le sous-marin et l'a obligé à émerger. Ce sous-marin a sombré sous le feu du torpilleur. — ( Journal officiel du 2 février 1918. )

2° Compris dans la citation collective suivante : La division des flottilles de l'Adriatique ( composée du ... et du Lansquenet ), pendant plus de trois ans, dans le voisinage de l'ennemi, toujours en alerte, toujours-prête, a conservé jusqu'au dernier jour son ardeur et son esprit d'offensive malgré es pertes s'élevant au quart de son effectif de torpilleurs et à la moitié de son effectif de sous-marins. S'est particulièrement distinguée dans les opérations qui ont abouti au sauvetage de l'armée serbe en 1916. — ( Journal officiel du 4 janvier 1919. )

TORPILLEUR D'ESCADRE « MAMELUCK »

1° Escorte d'un bâtiment au moment où il a été torpillé par un sous-marin, le Mameluck, tout en assurant le sauvetage des passagers et de l'équipage, a attaqué le sous-marin et l'a obligé à émerger. Ce sous-marin a sombré sous le feu du torpilleur. — ( Journal officiel du 2 février 1918. )

2° Compris dans la citation collective suivante : La division des flottilles de l'Adriatique ( composée du ... et du Mameluck ), pendant plus de trois ans, dans le voisinage de l'ennemi, toujours en alerte, toujours-prête, a conservé jusqu'au dernier jour son ardeur et son esprit d'offensive malgré es pertes s'élevant au quart de son effectif de torpilleurs et à la moitié de son effectif de sous-marins. S'est particulièrement distinguée dans les opérations qui ont abouti au sauvetage de l'armée serbe en 1916. — ( Journal officiel du 4 janvier 1919. )

 

 

 


 

 

 

CIRCULAIRE du 14 février 1919
Officiers et marins ayant droit, à titre individuel,
au port de la fourragère aux couleurs de la croix de guerre

B.O.M. - Année 1919 - Tome 139 - Page 212

 

 

Service du Personnel militaire de la Flotte : Bureau des Equipages de la Flotte.
État-Major général.

Paris, le 14 février 1919.

Officiers et marins ayant droit, à titre individuel, au port de la fourragère aux couleurs de la croix de guerre.

Les officiers et marins provenant :

Du torpilleur d'escadre RENAUDIN, disparu le 11 mars 1916 ;
– Du torpilleur d'escadre FOURCHE, disparu le 23 juin 1916 ;
– Du torpilleur d'escadre BOUTEFEU, disparu le 15 mai 1917 ;
– Du sous-marin CIRCÉ, disparu le 20 septembre 1918 ;
– Du sous-marin MONGE, disparu le 28 décembre 1918 ;
– Du chalutier PARIS-II, disparu le 13 décembre 1917 ;
qui ont pris part aux actions visées dans les deux citations obtenues par ces bâtiments, ont droit, à titre individuel, au port de la fourragère aux couleurs de la croix de guerre.

Pour le Ministre et par son ordre :
Le Vice-Amiral, Directeur des Services du Cabinet du Ministre, A. Tracou.

 

 

 


 

 

 

CIRCULAIRE du 17 mai 1919
Constatation du droit au port de la fourragère à titre individuel,
par le personnel ayant appartenu aux batteries de canonniers-marins

B.O.M. - Année 1919 - Tome 139 - Page 799

 

 

Service du Personnel militaire de la Flotte : Bureau des Equipages de la Flotte.

Paris, le 17 mai 1919.

Constatation du droit au port de la fourragère à titre individuel, par le personnel ayant appartenu aux batteries de canonniers-marins.

Les officiers et marins ayant appartenu aux divers groupes des batteries de canonniers-marins qui ont obtenu la fourragère aux couleurs de la croix de guerre devront, pour avoir droit, à titre individuel, au port de cet insigne, être pourvus d'un certificat délivré par le dépôt des Equipages de Paris et constatant que les intéressés réunissent les conditions prévues par les circulaires des 1er octobre 1916 et 15 juin 1918 ( B. O., p. 270 et 816 ).
Toutes les demandes à ce sujet devront être adressées au dépôt de Paris qui fera parvenir directement ce certificat aux bâtiments ou services auxquels les intéressés appartiennent actuellement.
Mention de la délivrance de ce certificat devra être portée à leur comptabilité.

Le Ministre de la Marine, Georges Leygues.

 

 

 


 

 

 

UNITÉS
auxquelles la fourragère a été attribuée

J.O. du 21 mai 1919 - Page 5246

 

 

MINISTÈRE DE LA MARINE

Unités auxquelles la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre ( rouge et verte ) a été conférée,
avec l'énoncé des citations à l'ordre de l'armée obtenues par ces unités

LE 1er PELOTON DE LA 1re BATTERIE DES CANONNIERS-MARINS

1° Sous l'énergique commandement du lieutenant de vaisseau de Vigouroux d'Arvieu, le peloton de canonniers marins desservant la pièce de marine de 14 ( 1re batterie de canonniers marins ) a servi d'une façon admirable, de jour et de nuit, une pièce avancée très exposée, malgré les fréquents et violents bombardements subis. — ( Ordre de la 2e armée du 19 juin 1916. )

2° Compris dans la citation collective suivante : Les batteries de canonniers-marins. Troupe remarquablement composée ; s'est distinguée sur tous les théâtres d'opérations par la précision de ses tirs, la belle tenue de son personnel et le parfait entretien de son matériel. A utilement collaboré à l'exécution et à l'étude des tirs à longue portée. — ( Ordre de l'armée du 6 mai 1919. )

LE 2e PELOTON DE LA 4e BATTERIE DES CANONNIERS-MARINS

1° Sous le commandement du lieutenant de vaisseau Heret : A servi sa pièce pendant les combats du 21 au 24 février 1916, sous un bombardement écrasant, avec le plus grand sang-froid. Ne s'est retiré qu'au moment ou il allait tomber aux mains de l'ennemi. — ( Ordre de la 2e armée du 26 mars 1916. )

2° Compris dans la citation collective suivante : Les batteries de canonniers-marins. Troupe remarquablement composée ; s'est distinguée sur tous les théâtres d'opérations par la précision de ses tirs, la belle tenue de son personnel et le parfait entretien de son matériel. A utilement collaboré à l'exécution et à l'étude des tirs à longue portée. — ( Ordre de l'armée du 6 mai 1919. )

LE 3e PELOTON DE LA 4e BATTERIE DES CANONNIERS-MARINS

1° Placé sous le commandement de l'enseigne de vaisseau Pieri, n'a jamais abandonné sa pièce, le 23 février 1916, après trois jours de combat, qu'alors qu'il n'avait plus ni munitions, ni vivres ; s'est retiré en combattant de tranchée en tranchée alors que l'ennemi entourait presque complètement la position. — ( Ordre de la 2e armée du 24 mars 1916. )

2° Compris dans la citation collective suivante : Les batteries de canonniers-marins. Troupe remarquablement composée ; s'est distinguée sur tous les théâtres d'opérations par la précision de ses tirs, la belle tenue de son personnel et le parfait entretien de son matériel. A utilement collaboré à l'exécution et à l'étude des tirs à longue portée. — ( Ordre de l'armée du 6 mai 1919. )

LE 4e PELOTON DE LA 4e BATTERIE DES CANONNIERS-MARINS

1° Du 21 au 26 février 1916, sous un feu d'une extrême violence, a assuré, sous le commandement du lieutenant de vaisseau Aubert, le service de sa pièce avec le plus grand calme et le plus parfait sang-froid, donnant à tous l'exemple de la bravoure et du devoir accompli. — ( Ordre de la 2e armée du 24 mars 1916. )

2° Compris dans la citation collective suivante : Les batteries de canonniers-marins. Troupe remarquablement composée ; s'est distinguée sur tous les théâtres d'opérations par la précision de ses tirs, la belle tenue de son personnel et le parfait entretien de son matériel. A utilement collaboré à l'exécution et à l'étude des tirs à longue portée. — ( Ordre de l'armée du 6 mai 1919. )

 

 

 


 

 

 

RÉGIMENTS ET UNITÉS FORMANT CORPS
auxquels la fourragère a été attribuée

J.O. du 26 juin 1919 - Page 6566

 

 

MINISTÈRE DE LA GUERRE

Régiments et unités formant corps
auxquels la fourragère à la couleur du ruban de la Légion d'honneur a été conférée,
par le maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est,
en exécution de la circulaire ministérielle n° 2156 D., du 22 février 1918,
avec l'énoncé des citations à l'ordre de l'armée obtenues par ces régiments et unités.

LA BRIGADE DES FUSILIERS MARINS

1° Le général commandant le détachement d'armée de Belgique cite à l'ordre de l'armée la brigade des fusiliers-marins, qui a fait preuve, dans la défense de Dixmude, de la plus grande vigueur et d'un entier dévouement. — ( Ordre n° 4, du 26 octobre 1914, détachement d'armée de Belgique. )

2° Avant que la brigade des fusiliers-marins ne quitte la zone des armées, le général commandant en chef tient à lui exprimer sa profonde satisfaction pour tous les brillants services qu'elle n'a cessé de rendre au cours de la campagne, sous le commandement de son chef, l'amiral Ronarc'h. La vaillante conduite de cette brigade dans les plaines de l'Yser, à Nieuport et à Dixmude, restera aux armées comme un exemple d'ardeur guerrière, d'esprit de sacrifice et de dévouement à la Patrie. Les fusiliers marins et leurs chefs peuvent être fiers des nouvelles pages glorieuses qu'ils ont écrites au livre d'or de leur corps. — ( Ordre n° 45 du 19 novembre 1915. )

3° Troupe splendide, animée du plus bel esprit offensif, sous l'impulsion vigoureuse de son chef, le capitaine de frégate de Maupeou, et de ses excellents cadres, a enlevé d'un seul élan une organisation ennemie des plus solide, y a fait 150 prisonniers appartenant à trois régiments différents et en a maintenu victorieusement la possession. — ( Décision du général commandant en chef, du 5 octobre 1917. )

4° Sous le commandement du capitaine de vaisseau de Maupeou, les 26 et 27 octobre 1917, a établi de nuit, sous le feu des mitrailleuses et de l'artillerie ennemies, des passerelles sur le Saint-Jansbeck débordé ; a franchi ce ruisseau, puis, s'avançant le long de la route de Steenstraate à Dixmude, à travers un terrain marécageux, semé de trous d'obus et de défenses accessoires, a, dans un élan superbe, brisé la résistance de l'ennemi et atteint pour l'heure fixée tous ses objectifs. — ( Décision du général commandant en chef, du 5 décembre 1917. )

5° Troupe d'élite, à esprit magnifique, qui, sous les ordres du capitaine de frégate Martel, s'est élancée avec enthousiasme à l'attaque des positions ennemies très fortement organisées et défendues, les a traversées d'un seul élan en négligeant toutes les résistances locales et a maintenu occupation de tout le terrain conquis, capturant plus de trois cents prisonniers, deux canons et un important matériel de guerre. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 octobre 1918. )

6° Bataillon d'élite, imprégné de toutes les vertus militaires, aussi ferme dans la défense qu'ardent à l'attaque. Au cours des dures journées de combat autour d'Hangard-en-Santerre, du 2 au 14 avril 1918, le bataillon de fusiliers-marins, sous le commandement énergique du capitaine de corvette Moinier, a, par son activité et son admirable ténacité, largement contribué à arrêter la progression de l'ennemi, malgré des bombardements de toute violence. Ayant supporté pendant dix jours les plus durs bombardements sans fournir, à aucun moment, la moindre marque de lassitude morale, n'a été relevé qu'à bout de forces, ayant hors de combat plus de la moitié de son effectif. — ( Ordre du 21 avril 1919. )

 

 

 


 

 

 

CIRCULAIRE du 7 juillet 1919
Liste des bâtiments auxquels la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre
a été conférée avec l'énoncé des citations à l'ordre de l'armée obtenues par ces bâtiments

B.O.M. - Année 1919 - Tome 140 - Page 17

 

 

Direction du Personnel militaire de la Flotte : Bureau des Equipages de la Flotte.
État-Major général.

Paris, le 7 juillet 1919.

Liste des bâtiments auxquels la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre ( rouge et vert )
a été conférée avec l'énoncé des citations à l'ordre de l'armée obtenues par ces bâtiments.

Le cuirassé REQUIN.

1° Les 17, 18, 19 avril 1917, devant Gaza, a soutenu énergiquement et avec habileté la gauche de l'armée alliée contre l'artillerie ennemie malgré la menace d'un sous-marin qui l'a torpillé sans succès. Déjà lors de l'attaque turque du 3 février 1915 contre le canal de Suez, le Requin avait coopéré de la manière la plus active à la défense d'Ismaïlia et, sous le feu de l'ennemi, avait contribué puissamment au succès de la défense par son tir précis et efficace en mettant hors de combat, à grande distance, l'artillerie lourde ennemie.

2° Les 1er et 2 novembre 1917 et les 6, 7, 8, 9 novembre 1917, devant le Wad el-Hessi ( Nord de Gaza ), a brillamment participé, avec la division navale anglaise aux attaques de l'armée alliée contre les positions ennemies, en dépit d'un feu violent d'artillerie qui a mis hors de combat une partie notable de son équipage et malgré des attaques d'avions et la menace de sous-marins.

Le Ministre de la Marine, Georges Leygues.

 

 

 


 

 

 

BÂTIMENTS
auxquels la fourragère a été attribuée

J.O. du 19 septembre 1919 - Page 10245

 

 

MINISTÈRE DE LA MARINE

Bâtiments auxquels la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre ( rouge et vert ) a été conférée,
avec l'énoncé des citations à l'ordre de l'armée obtenues par ces bâtiments.

VAPEUR « MARGUERITE-VI »

1° Attaqué le 16 mars 1917 par un sous-marin, afin de laisser celui-ci se rapprocher à petite distance, a subi son feu sans riposte et reçu à bord plusieurs projectiles, dont l'un causa à la flottaison une avarie compromettant la sécurité du bâtiment. N'a ouvert le feu que lorsque, par suite d'un incident, les circonstances favorables qu'espérait son commandant, le lieutenant de vaisseau Lafargue, devenaient impossibles. — ( Décision du 17 septembre 1919. )

2° Au cours de plusieurs engagements avec des sous-marins ennemis, l'équipage du Marguerite-VI a fait preuve des plus belles qualités de courage, de sang-froid et d'endurance. Sous l'énergique direction de son commandant, le lieutenant de vaisseau Lafargue, a, en dernier lieu et dans des circonstances critiques, combattu pendant 48 heures consécutives un incendie grave causé par le feu de l'ennemi, et réussi à préserver cette unité, donnant un bel exemple de persévérance et de dévouement. — ( Citation du 29 août 1917. )

VAPEUR « JEANNE-ET-GENEVIÈVE »

1° A soutenu avec un sous-marin ennemi un combat au cours duquel tout l'équipage a montré de belles qualités de sang-froid et de discipline qui lui font honneur. Malgré un tir meurtrier de l'adversaire ayant occasionné des pertes sévères, le plus grand calme a été conservé dans l'attente du moment favorable pour assurer le feu. Chacun à bord, imitant l'exemple du commandant, le lieutenant de vaisseau Esteva, a fait honneur à la Marine.

2° Sous le commandement du lieutenant de vaisseau Esteva, a tenu la mer par tous les temps à la recherche des occasions de rencontre avec les sous-marins ennemis. Dans des conditions très pénibles sur un tel bâtiment, l'équipage n'a cessé de montrer les belles qualités dont il a fait preuve le 6 août 1917 en des circonstances critiques, trouvant au contraire dans cet événement, un stimulant à son entrain et à son endurance.

 

 

 


 

 

 

CIRCULAIRE du 13 décembre 1919
Liste des bâtiments auxquels la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre
a été conférée avec l'énoncé des citations à l'ordre de l'armée obtenues par ces bâtiments

B.O.M. - Année 1919 - Tome 140 - Page 1049

 

 

Direction du Personnel militaire de la Flotte : Bureau des Equipages de la Flotte.
État-Major général.

Paris, le 13 décembre 1919.

Liste des bâtiments auxquels la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre ( rouge et vert )
a été conférée avec l'énoncé des citations à l'ordre de l'armée obtenues par ces bâtiments.

I. Le dragueur Pioche.

1° Dragueur de mines devant un port important, a contribué avec une grande énergie et un grand succès, à neutraliser les efforts de l'ennemi contre le mouvement de ce port. ( J. 0. du 2 août 1918. )

2° Compris dans la citation collective suivante :
La division de l'amiral Guépratte, composée des... et du dragueur Pioche.
A pris part avec une magnifique bravoure à l'attaque des Dardanelles en mars 1915, donnant malgré de lourdes pertes, un splendide exemple d'entrain, de ténacité et de discipline. ( J. 0. du 3 décembre 1919. )

II. Les officiers et marins, survivants du cuirasse Bouvet, présents à bord du 1er au 18 mars 1916, qui ont pris part aux actions visées dans les deux citations suivantes, ont droit, à titre individuel, au port de la fourragère aux couleurs de la croix de guerre.

1° Le cuirassé Bouvet :
Après avoir soutenu un combat énergique contre les forts des Dardanelles, le 18 mars 1915, a heurté une mine et a trouvé une fin glorieuse, sombrant avec son commandant et presque tout son équipage. ( J. 0. du 6 août 1915. )

2° Compris dans la citation collective suivante :
La division de l'amiral Guépratte composée... du Bouvet...
A pris part avec une magnifique bravoure à l'attaque des Dardanelles, en mars 1915, donnant, malgré de lourdes pertes, un splendide exemple d'entrain, de ténacité et de discipline. ( J. 0. du 3 décembre 1919. )

III. Les officiers et marins, survivants du cuirassé Gaulois, présents à bord en mars 1915 et le 27 décembre 1916 qui ont pris part aux actions visées dans les deux citations suivantes, ont droit, à titre individuel, au port de la fourragère aux couleurs de la croix de guerre:

1° Le cuirassé Gaulois :
Après avoir vaillamment pris part à l'attaque des Dardanelles, a été coulé le 27 décembre 1916 par un sous-marin ennemi. Tous ont donné à bord les plus belles preuves de sang-froid et d'énergie. ( J. 0. du 15 octobre 1919. )

2° Compris dans la citation collective suivante :
La division de l'amiral Guépratte composée... du Gaulois...
A pris part avec une magnifique bravoure à l'attaque des Dardanelles en mars 1915, donnant, malgré de lourdes pertes, un splendide exemple d'entrain, de ténacité et de discipline. ( J. 0. du 3 démbre 1919. )

Pour le Ministre et par son ordre :
Le Vice-Amiral, Directeur des Services du Cabinet du Ministre, A. Tracou.

 

 

 

 

 

 

 

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