MÉDAILLE D’HONNEUR
DES FORCES PUBLIQUES DE L’INDE

 

 

- 12 août 1943 -

 

 

 

 

Cipaye

 

 

HISTORIQUE

 

 

En 1664, la compagnie des Indes orientales fut créée par Colbert. A partir de 1666, la France avait fondé, acquis ou conquis aux Indes des comptoirs : Surat, Pondichéry, Masulipatam, Chandernagor, Balasore, Kasimbazar, Calicut, Karikal, Yanaon, Mahé et Madras. Mais à la suite de différents conflits avec les Anglais, le traité de Paris fut signé le 10 février 1763. La France renonça alors à ses possessions ( la moitié du Deccan, soit 800 000 km2 et 20 millions d’habitants ), mais garda les cinq comptoirs de Chandernagor, Mahé, Yanaon, Pondichéry et Karikal. Ces derniers étaient dirigés par un gouverneur aidé par une police locale, constituée par des miliciens indigènes portant le nom de « cipayes ». En 1907, le corps des cipayes a été dissous et remplacé par une gendarmerie indigène locale encadrée, dès 1908, par la gendarmerie métropolitaine.

Cette gendarmerie indigène, assurant l’ordre public, l’escorte des convois de prisonniers ainsi que la police administrative et juridique, prendra en 1943, le nom de « Forces publiques de l’Inde ». Elle sera désormais scindée en deux groupes distincts : une section de gendarmes auxiliaires indigènes et une compagnie de cipayes.
Désirant récompenser les personnels servant dans ce corps, monsieur Louis Bonvin, gouverneur des établissements français de l’Inde, créa par arrêté, le 12 août 1943, la Médaille d’honneur des Forces publiques de l’Inde, appelée aussi Médaille de Dupleix, en souvenir du marquis de Dupleix, qui, nommé en 1742 gouverneur général de la Compagnie des Indes, avait développé la position commerciale de la France et lutté contre l’influence anglaise aux Indes.

La médaille, attribuée par décision du gouverneur des établissements français de l’Inde, récompensait les longs et loyaux services ainsi que les actes de courage et de dévouement des militaires et des auxiliaires indigènes des forces publiques de l’Inde. Elle comportait deux classes :

  – la Médaille de 2e classe pour 15 ans de services éminents ou bien 12 ans de services irréprochables et la possession d’au moins deux récompenses officielles ( contingent annuel de six médailles ) ;

  – la Médaille de 1re classe pour les titulaires de la Médaille de 2e classe depuis au moins 12 ans et avec des services irréprochables.

Elle pouvait être décernée, à une quelconque des deux classes et sans condition d’ancienneté, pour récompenser les actions d’éclats et les services exceptionnels dans l’accomplissement des missions ou les actes de courage et de dévouement. Pouvant être attribuée à titre posthume, elle était aussi remise aux militaires en service dans les comptoirs depuis au moins deux ans et demi pour les services particulièrement éminents qu’ils avaient pu rendre au corps des forces publiques.
La Médaille d’honneur des Forces publiques de l’Inde cessa progressivement d’être attribuée entre 1950 et 1955, période qui vit la cession des cinq derniers comptoirs français à l’Inde indépendante.

 

 

 

CARACTÉRISTIQUES

 

 

RUBAN

 

 

Largeur de 38 mm.
Large bande centrale vert foncé, d’environ 12 mm, avec de chaque côté une bande blanche de 12 mm comportant au centre une fine raie verticale bleue. Le ruban était liseré sur chaque bord par une raie rouge de 1 mm environ.

 

 

INSIGNES

 

 

La Médaille de 1re classe était en métal argenté, du module de 30 mm.
La Médaille de 2e classe était en bronze, du module de 28 mm.

Sur l’avers    : la légende  ETABLISSEMENTS  FRANCAIS  DANS  L’INDE  et le nom  DUPLEIX
                      entouraient l’effigie de Dupleix.

Sur le revers : sur une ligne centrale horizontale formant relief, l’inscription  FORCES  PUBLIQUES,
                      encadrée par  MEDAILLE  D’HONNEUR.
                      Sur la Médaille de 2e classe, la gravure était en creux.

La médaille était reliée à la bélière, composée par deux palmes stylisées, par un anneau cylindrique cannelé.
La Médaille de 2e classe se différenciait de celle de 1re classe par une réalisation plus grossière.
Elles furent toutes deux fabriquées localement par des entreprises de Pondichéry, les établissements SINNASSAN et GNANAPRAGASSA.

 

 

 

 

 


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